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Paroisse réformée évangélique de Sonvilier

 

Pasteure:                                                                                                           Corinne Baumann, CP 42, 2615 Sonvilier                                                                032 941 11 57  079 793 39 20

corinne.charlotte.baumann@hispeed.ch                                                            

Présidente du Conseil de paroisse :                                                              Beatrix Ogi, Rue F.-Marchand 6,  2615 Sonvilier.
Tel. 032  941 60 35  079 725 15 41
bea.ogi@bluewin.ch

 

 

Conseil de paroisse

Présidente: Beatrix Ogi F.Marchand 6, 2615 Sonvilier, 079 725 15 41

Conseillers:
Malou Hug, 032 941 45 09                                                                       Willy  Ernst, 032 941 14 08
Nicolas Wüthrich, 032 940 16 01

Secrétaire: Maria-Michèle Thommen, 032 941 13 62

Location maison de paroisse: Simone Hug 032 941 40 32  079 254 64 14

 

 

 


L'environnement de votre église …


 


Culte paroissial ordinaire à 10h: voir le plan annuel et les informations dans la Feuille officielle et 

la "Vie Protestante"


Culte Autrement:

6 cultes "Sans bondieuseries" par année, à 17h

 

Catéchèse:

  • Cycle 1 (3H à 6H)      Projets régionaux, animation locale: responsable Corinne Baumann
  • Cycle 2 (7H & 8H)     KT commun des paroisses de La Ferrière, Renan, Sonvilier et Sainti                                                   Catéchète responsable, Mélanie Keller-Berger.
  • Cycle 3 (9H à 11H)   KT commun idem cycle2. Catéchète responsable Paula Oppliger Mahfouf

Un brin d'histoire

Une heure lumineuse: la dédicace du temple de Sonvilier.
En 1813, Saint-Imier comptait 878 habitants, Renan 1009 et Sonvilier 1118. En 1832, la population de ce dernier village dépassait le chiffre de 1800 âmes. C'était donc la localité la plus populeuse du Haut-Vallon. Or, si Renan possédait un temple, si Saint-Imier avait à côté de la Collégiale l'église de Saint-Martin,dans laquelle, vers 1800, se célébraient encore les baptêmes et se tenaient les catéchismes, les habitants de Sonvilier, rattachés à la paroisse de Saint-Imier n'avaient aucun lieu de culte, si ce n'est une modeste chapelle bien Insuffisante « où les pasteurs et les diacres de Saint-Imier étaient tenus de faire un catéchisme oratoire tous les troisièmes dimanches de chaque mois ». Aussi désiraient-ils jouir d'un sanctuaire édifié dans leur village.

Dans les années 1780, ils adressent une supplique au prince-évêque pour lui demander l'autorisation de construire un temple dans leur commune. Sûrs de voir leur demande agréée, ils achètent le terrain sur lequel ils désirent édifier leur sanctuaire. Mais les troubles de la Révolution, la conquête de la Principauté par les soldats français, les rigueurs de la domination napoléonienne suspendent la réalisation de ce projet. Il faut la réunion à Berne pour le reprendre. En 1817, les habitants de Sonvilier sollicitent du gouvernement l'autorisation de construire ce sanctuaire. Pour des raisons financières, l'État tergiverse.

Aussi les gens de Sonvilier se décident-ils à créer un fonds de construction, qui, en peu de temps, atteint une somme considérable. Assurés de l'appui financier de la bourgeoisie, ils renouvellent, en 1827, leur demande à Berne. Malgré l'opposition de Saint-Imier, le 11 avril 1831, le gouvernement leur donne le feu vert et le 25 novembre 1832, le nouveau sanctuaire est inauguré dans le plus grand enthousiasme.

Si vaste qu'il soit, le nouveau temple ne parvient pas à accueillir la foule qui s'y presse ; de nombreuses personnes doivent demeurer sur l'esplanade qui l'entoure. Alors que les trois cloches sonnent à toute volée, le cortège des officiels gravit la colline. A sa tête s'avance le pasteur-suffragant Edouard Besson, desservant la paroisse de Saint-Imier-SonvIlier, en lieu et place du ministre

titulaire Julien Schnider, malade. Il tient entre ses mains la Bible qu'il déposera sur la table de communion et qu'il offre en cadeau au nouveau temple.Les Anciens d'église le suivent, portant les vases sacrés. Après eux voici le préfet Langel et, à ses côtés, le Doyen Morel, qui tieni entre ses mains les livres liturgiques.

Enfin les autorités civiles forment le cortège. Accueilli par un chant religieux des élèves des écoles, il pénètre dans le temple. Ses participants se rangent autour de la table de communion et déposent sur elle les objets sacrés dont ils sont les porteurs. Puis, au milieu d'un silence impressionnant, le préfet Langel accomplit le premier acte

officiel de la cérémonie. Conscient de la solennité de l'heure qu'il vit, il prononce une brève allocution, animée d'un souffle très élevé. Il la termine par cette déclaration officielle, toujours usitée jadis en pareil cas : « Je déclare ce temple ouvert à l'exercice du culte public. »

Par la voix du préfet, le gouvernement a joué son rôle. L'heure de l'Église est venue. Dorénavant, la cérémonie se déroule sous la direction du Doyen Morel. Il prend la Bible, déposée sur la tablede communion, la remet au lecteur, qui l'ouvre et lit le chapitre 8 dupremier livre des Rois : la dédicace du temple de Jérusalem par Salomon, auquel il ajoute la lecture du décalogue. Cet acte accompli,le Doyen monte en chaire et, nous est-il dit, « au milieu d'un pro-fond recueillement et de toutes les démonstrations d'une vraie piété », Il prononce une prière, préparée par lui, prière qui, par sa solennité,bouleverse les coeurs. Ensuite, avec son éloquence habituelle, il prêche sur ce texte de Genèse 28/17 : « Et il dit : Que ce lieu est véné-rable ! C'est ici la maison de Dieu ! C'est ici la porte des cieux ! »

Après avoir insisté sur le rôle unique que joue dans un village le temple, parce qu'il est le lieu où l'on prêche l'Évangile et où les croyants s'unissent dans la prière collective, il termine son sermon par un appel vibrant à conserver précieusement le souvenir de cette journée ! 

Le culte de dédicace atteint maintenant son point culminant.

Pour la seule et unique fois de sa carrière de doyen, Charles-Ferdinand Morel va consacrer un temple et les objets du culte à Dieu. L'émotion l'étreint et il attire l'attention des paroissiens sur l'acte qu'il va accomplir, par quelques mots solennels. Suspendue à ses lèvres, l'assemblée écoute, haletante, les paroles qu'il prononce : « 0 Éternel, notre Dieu, seul grand, seul puissant, seul adorable ! C'est à toi et à ton service que nous venons consacrer cette maison. Que ta parole sainte y soit toujours annoncée avec sagesse, intelligence et dans sa véritable pureté ! Que jamais ces voûtes ne retentissent que de paroles de louange et de bénédiction. Que cette enceinte réunisse toujours en foule les vrais adorateurs pour t'offrir un culte spirituel et digne de toi ! Ne permets pas que la paix et la sainteté en soient jamais troublées par des profanations et des impiétés ! >:

Suit la consécration des cloches, de la chaire, de la table de communion, des vases sacrés. Il termine cet acte du culte par ces mot « Enfin, Seigneur notre Dieu, nous te consacrons ces parvis. Remplisles de ta glorieuse présence ! Sois ici pour entendre et pour exaucer tous ceux qui d'âge en âge y viendront évoquer ton saint nom.

Accepte les hommages de tes serviteurs. Écoute la prière que nous te présentons et que toute cette assemblée t'adresse debout et de concert avec moi. »

Alors, saisie par la solennité de l'heure, soulevée par le Saint-Esprit qui passe, toute l'assemblée, très attentive, mais passive et assise jusqu'à cet instant, se lève « par un mouvement spontané pour se joindre au prédicateur dans l'invocation qui a terminé son sermon », dit un chroniqueur anonyme. La voici, en partie, dans sa grandeur simple et émouvante : « Dieu éternel et adorable ! Il n'y a point d'autre Dieu que toi. Que tes yeux soient ouverts, jour et nuit, sur cette maison pour la protéger et y être témoin des hommages de tes serviteurs et pour y recevoir les prières qui te seront adressées. Exauce les supplications de ton peuple quand il te priera dans ce lieu-ci. Sois ici pour pardonner, exaucer et bénir... Oui,

Seigneur Jésus, c'est en ton nom qu'ils viendront ici solliciter ce pardon. C'est au pied de ta croix qu'ils crieront grâce et merci. Agneau divin, toi qui êtes les péchés du monde, c'est sous ta conduite qu'ils supplieront et adoreront le Père. Et toi, Esprit de lumière et de vie, descends sur eux pour les régénérer et les sauver... »

« Toute cette cérémonie, qui s'est terminée par un nouveau chant de la jeunesse et une collecte aux portes du temple en faveur de la nouvelle Église, s'est passée dans l'ordre le plus parfait et avec toutes les marques d'une cordialité et d'une joie vraiment religieuse »: déclare le même chroniqueur.

Journée lumineuse que cette inauguration, dont le souvenir réconfortera Charles-Ferdinand Morel dans les heures sombres de son ministère de doyen.


La ruine célèbre: Le château d'Erguël.




Les dates de la construction du château d'Erguël ne sont pas connues. Il est vraisemblabie qu'au XIe siècle la famille d'Erguël (ou d'Arguel), originaire de Franche-Comté, s'installe dans le château pour y exercer la charge d'avoué jusqu'en 1264.
De cet édifice, autrefois constitué d'un double bâtiment principal, d'un petit bâtiment avec une cour et d'une tour carrée adossée à un donjon, ne subsistent aujourd'hul que la partie inférieure du donjon ainsi qu'un pan de la tour le touchant. On peut aussi distinguer quelques restes de murs.
En 1284, le prince-évêque Henri d'Isny fait entreprendre d'importants travaux de restauration et le fait fortifier. En 1386, il est en partie incendié.
En 1617, des restaurations sont envisagées par l'évêque. Les réparations les plus urgentes sont effectuées, mais surviennent de nouvelles destructions dues à la guerre de Trente Ans.
A partir du début du XVIlle siècle, l'entretien du château est abandonné. Les bâtiments tombent peu à peu en ruine. Des restaurations sont demandées par la Société jurassienne d'Emulation entre 1928 et 1930, quelques travaux sont effectués en 1964, puis, en 1997 et 1998, on dégage le donjon et une partie de l'édifice. 
(©Les châteaux suisses. Die Schweizer Schlösser. The Swiss Castles).
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