Accueil
Informations
Cultes et évènements
Camp des familles
Catéchisme
Histoire biblique
Historique du village de Villeret
Méditation
 

 

 

De 999 à 2012 :

Brève histoire de Villeret

 

999. L’Erguël est intégré à l’Evêché de Bâle, un état faisant partie du Saint-Empire Romain Germanique et régit par un Prince-évêque.

1330. Le nom de Villeret apparaît pour la première fois, lorsque le Prince-évêque Henri d’Isny ordonne la construction d’une maison forte dans ce lieu. Le nom, parfois orthographié « Vileret » ou « Vilret » ou « Velleret », indique un domaine agricole important, selon la toponymie germanique en Helvétie romaine. Villeret fait partie de la Paroisse de St-Imier, dans le diocèse de Lausanne. A l’époque la Paroisse de St-Imier est étendue de notre village jusqu’à La Ferrière. L’emplacement du village était favorable à son développement agricole, industriel et démographique. La rivière était favorable à l’implantation de moulins et scieries. Par la suite Villeret pouvait se vanter d’abriter une importante corporation de cloutiers, la présence d’un maréchal-forgeron et de plusieurs éleveurs et marchands de bétail.

1395. Bienne, ville autonome à l’intérieur de l’Evêché depuis 1275, exerce le droit de bannière sur le Haut-Erguël, donc aussi à Villeret. Par ce droit Bienne pouvait exiger l’envoi d’hommes comme soldats pour ses guerres. La Ville était tout d’abord alliée avec celle de Berne (1279) et ensuite membre « allié » à la Diète confédérale (1478). A cause de ces alliances biennoises et du droit de cette dernière sur l’Erguël, des habitants de Villeret ont participé, à côté des Suisses, aux guerres de Bourgogne (1468-77), en amenant au village une partie du butin de Charles le Téméraire et aux guerres d’Italie (1512-15).

1529. Le Réformateur Farel prêche la Réforme protestante dans le Vallon.

1530. En janvier, le chanoine Imer Beynon, bourgeois de Villeret, farouche opposant de la Réforme, interrompt violemment un des premiers cultes protestants qui ont lieu à la Collégiale de St-Imier. Toutefois, en mars, l’ensemble de l’Erguël adhère à la Réforme, en suivant Bienne et tout le sud de l’Evêché. Le Prince-évêque reste tout de même le suzerain politique.

1647. Un document mentionne pour la première fois le nombre des habitants de Villeret: 80 hommes de plus de 16 ans

Plan de Villeret aux alentours des années 1600

1636. Construction de la plus vieille bâtisse existante de Villeret : celle qu’on appelait autrefois  « le village suisse », actuellement siège d’une « Yoga University ».

1650. On signale à Villeret un nombre incroyablement élevé d’industries, faisant de Villeret le village le plus développé de l’Erguël. Les corps de métier étaient variés : cordonniers, tailleurs de pierre, menuisiers, maîtres maçons, cloutiers, maréchaux-ferrants, serruriers. Des gens de Bienne, Vallorbe et de la Vallée de Joux venaient à Villeret pour faire leur apprentissage de cordonniers, cloutiers et maréchaux. Il y avait aussi l’industrie de la dentelle, amenée par les réfugiés neuchâtelois.

1663. Date d’une très vieille bâtisse, la maison du cloutier, où l’on peut encore voir les marteaux croisés, emblèmes de ce corps de métier. Cette maison se trouve derrière l’actuel collège.

1697. Date gravée sur la façade du vieux collège qui se trouve en bas de l’actuelle gare ferroviaire, aujourd’hui maison privative. Sur son mur est également gravée la phrase suivante, en vieux français : PENSE ENFANS DES CE IEUNE AGE A LA VIEILLESSE QUI VOUS SUIT ET VOUS N’AUREZ POINT LE COURAGE DE PASSER AUCUN TEMPS SANS FRUICT.     

1725. Villeret compte 350 habitants partagés en 66 ménages occupant 125 maisons. De ces 350 habitants 324 étaient bourgeois, 7 résidants, 6 habitants, 1 étranger, 1 enfant illégitime, 11 anabaptistes.

1735. Jean-Jacques Blancpain établit un atelier d’horlogerie dans la ferme familiale bâtie en 1636 en bordure de la Suze. Les montres Blancpain sont nées… En s’inscrivant dans le registre officiel de propriété de la commune de Villeret, ce pionnier venait de créer un établissement qui est désormais la plus ancienne marque horlogère au monde.

1748. Imer-Louis Grède achète la région de la Combe qui va porter son nom, pour y installer une métairie aujourd’hui disparue à la suite d’un incendie. La famille Grède (francisation du nom germanique Grether ou Greder) était, avec les Renard, les Beynon, les Charles, les Frisard et les Grisard, une de ces familles notables de Villeret aujourd’hui éteintes…

1753. Naissance de Jacob Frisard, mécanicien de génie, fabriquant d’automates et d’oiseaux chantants. Il parcourut le monde, jusqu’à Pékin, où il émerveilla l’empereur. Il est mort en 1812 dans la région danubienne.

1760. Adam Bourquin ouvre un atelier et commerce avec La Chaux-de-Fonds, Le Locle et Dijon.

1786. David Bourquin bâtit le « Château » et en fera son atelier. Il est associé avec ses deux frères, Victor, qui sillonna la Hollande et Henri, qui voyagea en France.

1789. Le marchand horloger David Imer Bourquin est en relation d’affaires avec Jean-Baptiste Mercier de Paris, horloger du duc de Bourbon.

1792. A la suite de l’occupation de la partie nord de l’Evêché (Ajoie, Délémont et Fraches-Montagnes) par les troupes révolutionnaires françaises, le 15 décembre se constitue à Villeret une Société Patriotique d’Erguël qui rédigera une constitution républicaine visant à faire de l’Erguël et de la ville de Bienne une République libre et indépendante au sein de la Confédération helvétique. L’Assemblée nationale d’Erguël siégera quelques mois à Courtelary, ensuite la ville de Bienne se réservera le contrôle effectif de la République.   

1794. Les frères Grède vendent leurs dernières possessions. La Combe passe alors à plusieurs propriétaires, jusqu’à l’acquisition et la mise en coupe rase, en 1839, par les maîtres de forge de Undervelier, Cugnotet et Finot. A la fin du XIX siècle, la Combe sera presque totalement déboisée. D’autres propriétaires se suivent ultérieurement, jusqu’en 1982.

1797. Villeret est intégré, avec l’Erguël, dans la République française et fait partie du Département du Mont Terrible.

 

 

 

1800. An 8 de la République française. Villeret est incorporée dans le Département du Haut-Rhin.

Le recensement effectué cette année dénombre 314 habitants, divisés en deux classes : la première était celle qui regroupait des ecclésiastiques, nobles, bourgeois, résidants et domestiques (306 habitants) et la deuxième qui regroupait les fermiers, métayer étrangers pensionnaires et étrangers (8 personnes).

1809. L’horlogerie continue, tant bien que mal, à prendre de l’essor: on compte à Villeret 11 monteurs de boîte, 1 marchand horloger, 2 établisseurs, 87 ouvriers et 66 ouvrières.

1815. A la suite du Congrès de Vienne, après la chute de Napoléon, Villeret fera partie du baillage de Courtelary dans le Canton de Berne.

1841. Achat décidé par l’Assemblée communale de Villeret d’une nouvelle cloche, fondue à Soleure. Cette cloche servait d’appel au culte dans la primitive chapelle dont l’emplacement reste inconnu. On suppose qu’il s’agisse d’une petite bâtisse située à côté de l’ancien restaurant « Au Château ». La chapelle appartenait à la commune bourgeoise. Sur la cloche, sont gravés les mots suivants, d’un côté :

DECIDE PAR L’ASSEMBLEE MUNICIPALE

VILLERET 1841

FONDUE A SOLEURE PAR LES FRERE KAISER 1841

De l’autre :

SYMBOLE DE LA VOIX DE DIEU

MA VOIX DE SA PART VOUS APPELLE

ELLE VOUS CONVIE AU SAINT LIEU

DU TEMPS MESSAGERIE FIDELE

J’ANNONCE LE RAPIDE COURS

DU TREPAS L’HEURE SOLENNELLE

ET DE L’ETERNITE LE LOUE

 

 

1846. Villeret compte 1014 âmes, cette fois partagée en réformés (914) et catholiques (71) et en bernois (863), autres Suisses (110) et étrangers (41).

1852. La famille Brack fonde une entreprise qui deviendra manufacture d’horlogerie sous le nom de LAVINA. Au XX siècle sa production s’écoule vers tous les Pays d’Europe, d’Amérique du Nord, Mexique et Brésil. Cette usine qui fêta en 1952 ses 100 ans a disparu : seul l’immeuble locatif à côté de l’actuelle halle de gymnastique témoigne de son existence. 

1854. La Commune bourgeoise de Villeret cède et abandonne en toute propriété et jouissance à la Commune municipale la Chapelle servant au culte religieux.

1858. Agé de 18 ans, Charles-Yvan Robert s’associe à Hyppolyte Robert pour créer une fabrique d’horlogerie au lieu-dit « Les Faverges » : est né l’entreprise qui prendra ensuite le nom de MINERVA.

1861. Incendie ravageur du « Café du corbeau », perché au sommet d’un rocher qui se dressait au milieu du village. Le site fut racheté par la Commune, qui fit exploser le rocher pour gagner de la place et construire le nouveau collège.

Le 8 juillet Frédéric Beyner cède à Henri Louis Thiébaud, restaurateur, la bâtisse construite entre 1835 et 1846 par Henri Louis Bourquin, menuisier. Cette « jolie construction de style Biedermeier », selon la série « Arts et Monuments » de la Société d’Histoire de l’Art en Suisse, deviendra l’Hôtel du Soleil.

1864. Pose de la première pierre du nouveau collège. A l’intérieur furent mis des archives et des documents du temps, qui nous permettent de savoir qu’à l’époque Villeret comptait environ 1300 habitants.

1865. Inauguration de l’actuel collège. La vieille cloche de la petite chapelle est installée dans la tourelle du collège. Une deuxième cloche est fondue à Morteau grâce au don d’Emil Blancpain et installée en octobre. Sur cette deuxième cloche est gravé

DON DE EMILE BLANCPAIN

COMMUNE DE VILLERET 1865

Au deuxième étage fut également apprêtée une nouvelle chapelle destinée au culte dans le village. L’ancienne chapelle, ainsi que l’ancien collège ont été mis en vente.

  

Cloches du collège

 

1874. Inauguration de la ligne ferroviaire Bienne-Les Convers.

1880. Grâce au développement industriel, le recensement fait état de 1463 habitants, 133 maisons, 747 locaux et 300 ménages…

1904. A la suite d’une initiative privée, le Club Alpin Suisse de St-Imier construit le sentier de la Combe-Grède. La création de ce sentier augmenta le nombre de personnes venant cueillir des fleurs dans les pâturages du Chasseral. Pour remédier a ce problème, des projets de réserves virent le jour dès 1905.

1905. Fondation de l’ « Œuvre du Fonds d’Eglise », dont la présidence a été prise par Mme Schutz-Grisard, institutrice au village durant toute sa vie. Cette société succédait à une plus ancienne qui avait pour but de secourir les pauvres. En jugeant que l’assistance sociale publique était désormais responsable des pauvres, ces dames donnèrent à leur activité une orientation nouvelle : 30 ans pour édifier un temple.

1915. Est instituée la section de Villeret de la Paroisse Réformée de St-Imier-Villeret. Un pasteur réside dans l’ancienne maison « Robert », devenue depuis « La Cure ».

1918. Epidémie de grippe dite « espagnole ». Le collège est utilisé comme lazaret.

1932. Création du « Parc Jurassien de la Combe-Grède ». Le Conseil exécutif du Canton de Berne décide den faire une Reserve naturelle de la faune et de la flore.

1933. Suite au décès de Frédéric-Emile Blancpain (1932), sa fille unique, Berthe-Nellie, ne souhaite pas se lancer dans l’horlogerie. Les deux collaborateurs les plus proches de Frédéric-Emile, Betty Fiechter et André Léal, rachètent la manufacture. Comme aucun membre de la famille Blancpain ne reste aux commandes de l’entreprise, les deux associés sont contraints par la loi alors en vigueur de changer de raison sociale. L’entreprise s’appellera désormais « RAYVILLE S.A., succ. de Blancpain», «Rayville» étant l’anagramme phonétique de Villeret.

1935. La Paroisse de St-Imier-Villeret prend la décision de construire un Temple au village. Le 8 décembre une commission de 27 membres voit le jour. Elle est constituée de : 15 membres de l’ « Œuvre du Fonds d’Eglise », 4 du Conseil de paroisse de Villeret, 3 de celui de Saint-Imier, un pasteur de chaque localité, 1 délégué de la paroisse allemande de Saint-Imier, 1 délégué du Conseil municipal de Villeret et 1 délégué du Conseil de bourgeoisie de Villeret. Le président en est M. Robert Drechsler et le secrétaire M. le pasteur Alfred Rufer de Villeret. De très nombreuses séances vont occuper les membres de la Commission plénière ou de son Bureau, d’abord jusqu’à la décision de l’achat d’un terrain, celle du choix de l’architecte, et finalement jusqu’au grand jour de l’inauguration. Après bien des discussions, car il y a 14 offres de terrain à bâtir, l’endroit est définitivement déterminé. L’architecte est choisi en la personne de M. Charles Kleiber de Moutier qui présenta le projet dénommé « Vitrail ». On décide également de rénover la Cure et la doter d’une grande salle.

1936. Pose de la pierre d’angle de l’église, le 1er août à 15h, en présence des autorités paroissiales, bourgeoises et municipales, avec le concours du Chœur d’église, des enfants de l’école du dimanche et de la fanfare. A l’intérieur fut scellé un coffret contenant des documents, des photos du vieux Villeret et une inscription en souvenir de l’événement. Les travaux ont permis à bon nombre de chômeurs de travailler dans cette période de crise économique sévère. En décembre 4 cloches arrivèrent en train depuis Aarau et furent hissées au clocher. Les 4 cloches furent baptisée Prière, Amour, Espérance, Foi.

 

   

L’intérieur du clocher

 

1937. Incendie du Cerfs, hôtel-restaurant qui servait autrefois de relais aux diligences. Cette bâtisse avait deux particularités : celle d’avoir abrité, dans son écurie, papa Steiner, dernier maréchal-ferrant du village et d’avoir été gérée quelques mois par les parents du célèbre clown Grock. A l’emplacement du Cerf, complètement détruit par l’incendie, a vu le jour un nouveau restaurant : « La Combe-Grède », aujourd’hui « L’Elephant », restaurant Thaï.

Le 12 septembre est inauguré le nouveau Temple

  

Photos du village avant et après la construction de l’église

 

 

Photos de l’incendie du Cerfs et du nouvel Hôtel de la Combe-Grède

 

1950. Le recensement de cette année compte 1155 habitants à Villeret, dans 406 ménages et comprenant 38 étrangers.

1951. La Paroisse de Villeret devient complétement autonome

 

Page publicitaire de 1952, lors du centenaire de l’entreprise LAVINA

 

1960. La RAYVILLE entre dans la holding SSIH.

1963. L’assemblée communale autorise l’étude d’un projet de construction d’une nouvelle halle de gym.

1976. Présentation du projet de construction ou d’agrandissement de la halle de gymnastique.

1977. L’Assemblée communale accorde le crédit pour la construction du nouveau bâtiment abritant la halle de gym et l’abri PC.

1981. En mai inauguration du nouveau bâtiment communal de la halle de gym et abris PC. Ce projet a pu aboutir grâce à la participation financière des sociétés locales et de la Bourgeoisie.

1982. Le Canton de Berne devient le dernier propriétaire de la Combe-Grède. Un parc forestier y est institué.

1983. Le 9 janvier, la SSIH vend le nom Rayville-Blancpain à Jacques Piguet, fils de Frédéric Piguet et directeur de l’entreprise éponyme, et à Jean-Claude Biver, alors employé de la SSIH. La société installe la production au Brassus, dans la Vallée de Joux, et s’appelle désormais « Blancpain SA ».

1991. La manufacture Cartier s’installe à Villeret.

1995. Début du projet dénommé à l’époque « Villerêve », de nouveaux lotissements dans le terrain des Planches, acquis par la commune en 1979. Ce projet aboutira à la construction du nouveau quartier de la rue des Sources et de l’Orée du Bois.

1996. Inauguration, le 15 juin, sous une belle journée ensoleillée, de la Bibliothèque communale « Du Soleil ». Grâce à l’engagement de La Fondation du Soleil, le bâtiment de l’ancien Hôtel a pu être restauré et affecté à une nouvelle vocation. La bâtisse avait été Laissée à l’abandon après la vente effectuée en 1979 par la dernière propriétaire, Mme Germaine Yvonne Gygax. L’Hotel du Soleil a été racheté à IMZA St-Imier par la Fondation qui c’était préfixé de sauver cette magnifique construction de l’œuvre destructrice du temps.

 

 

Deux coupures de presse contrastantes…

  

Photos de l’Hôtel du Soleil, avant et après la restauration.

 

2000. L’entreprise Straumann ouvre un centre de production à Villeret. Le parc industriel du village s’élargit après les années de crise.

2002. A cause des coupes budgétaires de l’Etat (Villeret a désormais droit à un 60% de poste pastoral), la Paroisse de Villeret entame avec celles allant de de St-Imier à La Ferrière un processus d’étude et d’expérimentation d’une possible mise en commun de certaines activités paroissiales, catéchétiques et cultuelles.

2003. L’usine Cartier ferme se porte à Villeret. C’est un coup dur pour le village et la région.

2008. Villeret compte 916 habitants.

Après 6 ans d’étude et d’expérimentation, la Paroisse de Villeret adhère à la « Collaboration des Paroisses Réformées de l’Erguël », qui regroupe les paroisses protestantes allant de Sonceboz à La Ferrière. Sont mises en commun les activités suivantes : l’organisation des cultes, des services funèbres, de l’aumônerie d’hôpital et des homes ainsi que le catéchisme et un volet culturel.

2010. Le dernier recensement compte 897 habitants. L’entreprise NIVAROX occupe les anciens locaux de Cartier

2012. ETA SA, fabriquant de montres et de mouvements et membre du Swatch Group, ouvre un nouveau site à Villeret. Une usine de 4500 m2 sera construite dans le secteur de Faverge, sur la parcelle située au sud de Nivarox-Far SA. Ce projet devrait aboutir à terme à la création de quelque 200 emplois.

La « Collaboration des Paroisses Réformées de l’Erguël » prend la forme juridique d’un Syndicat.

 

 

 


Copyright © eglise-protestante 2007 - Dernière mise à jour le : 14.08.17 - A propos Plan Contacts